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Archivisions #1
Oeuvres de la collection des Abattoirs Frac Midi-Pyrénées
Du 24 June 2011 au 24 September 2012
Archivisions # 1 Poétiques urbaines est le premier volet d'une exposition diptyque qui s'intéresse à la façon dont les artistes s'emparent aujourd'hui des questions liées à l'architecture, à l'urbanisme, et plus globalement aux vécus citadins.
Le Parvis centre d'art
À Ibos: Lara Almarcegui, Atelier van Lieshout, Pierre Bismuth, Rémy Jacquier, N55
À Pau : Jordi Colomer, Bertrand lamarche, Franck Scurti.
Outside
ARTISTE n.f.
Du 17 March au 10 June 2012
Château de Taurines
12120 Centrès
Exposition ouverte tous les dimanches de 15h00 à 18h00
et sur rendez-vous au 05 65 69 22 02 ou 06 17 27 12 72
La disparition récente du titre Mademoiselle de tout document administratif, n'a pas motivé l'exposition ARTISTE n.f. Cela est néanmoins le signe des changements et des évolutions de notre époque. Cette exposition, réalisée en partenariat par le Frac Midi-Pyrénées et l'association Yaqua et Cie, propose une sélection d'œuvres de la collection du Frac réalisées par des artistes femmes.
Dans nos sociétés, il semblerait qu‘une uniformisation du genre envahisse peu à peu notre quotidien, il suffit de penser aux parfums, aux marques de vêtements. De fait, la soif d'égalité tend à dissoudre la mixité. Est-ce vraiment ce que les femmes souhaitaient ?
Justifier un type de création par sa mise en avant engendre le risque de « ghettoïsation ». Néanmoins, il convient de s'intéresser aux conditions d'émergence de l'artiste (n.f), car être femme a longtemps entravé la possibilité d'une carrière artistique.
L'exposition ARTISTE n.f. n'a pas pour ambition de classifier les créations en fonction du genre de ses créatrices. Au contraire, la diversité des œuvres présentées ne saurait se résumer à une simple paire de chromosomes, XX ou XY. Ainsi, remarquons le minimalisme affirmé de Susana Solanó, contre-pied hiératique au geste primitif de Titi Parant, la peinture parfois violente d'Anne-Marie Pêcheur, plus lyrique chez Patrizia Cantalupo, fantastique chez Marie Ducaté. Suit l'étrange représentation de personnages populaires dans le dessin d'Anne-Marie Schneider proche du monde lui aussi teinté d'enfance, mais plus scintillant de Marianne Plo. N'oublions pas enfin les photographies faussement documentaires de Sophie Calle.
Réjouissons-nous de leur singularité artistique et bannissons le Madame, Mademoiselle, Monsieur, de leurs créations plastiques.
Marie Ducaté, Sans titre, 1983 - 1984 © Jean Luc Auriol
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Quelle histoire ?!
OEuvres de la collection Frac Midi-Pyrénées
Du 30 March 2012 au 31 March 2013
Au Château de Foix
Musée départemental de l'Ariège (09)
Place du Palais de justice
09000 Foix
Notre histoire fascine. Ce serait même l'un des sujets de prédilection de nos contemporains. Mais que faisons-nous de cette histoire ?
Les artistes ont toujours eu un rapport particulier avec elle, et ils nous en entrouvrent les portes en permanence. Ce serait même l'une de leur mission, et ce, à toutes périodes de l'histoire de l'art, à travers des oeuvres mythologiques, élégiaques, romantiques ou plus récemment avec la peinture ou la sculpture d'histoire. Un rapport qui a pu être édifiant, critique, et parfois même politique...
Mais que nous disent-ils de cette vision du passé et de l'aventure humaine ? De ce que nous en faisons, au présent comme au futur ? Comment nous situons-nous dans le temps ? Et puis, que signifie l'engouement récent pour la présentation d'oeuvres contemporaines dans de grands sites patrimoniaux, depuis le château de Versailles jusqu'à la grotte du Mas d'Azil, en passant ici par le château de Foix ?
Ce comportement «transhistorique», qui consiste à réinventer un lien, une communication entre des périodes éloignées, ne serait-il pas caractéristique de notre époque ? Comme si, sans le savoir, l'homme contemporain réinventait un rapport au temps et à l'histoire.
Ces questions nous interpellent à travers l'exposition Quelle Histoire ?!
Elle a été conçue à partir d'une sélection d'oeuvres du Fonds régional d'art contemporain de Midi-Pyrénées, oeuvres toutes liées à différents épisodes de l'histoire (moyen-âge, seconde guerre mondiale, époque contemporaine, ...), disposées à travers le site et les salles de l'incomparable Château de Foix, dont la construction s'étend sur près de mille ans.
Ce parcours « transhistorique» entre moyen-âge et époque actuelle nous permettra ainsi d'entrevoir les liens qui ont pu subsister pour les artistes contemporains dans leurs pratiques, mais également dans leurs interprétations de l'Histoire.
Avec les collections du Musée départemental de l'Ariège, ce croisement chronologique et esthétique sera l'occasion de revisiter l'histoire de la statuaire, de l'ornementation architecturale, du travail de l'orfèvrerie en vigueur au Château de Foix aux temps de Gaston Fébus, puis plus tard d'Henri III, futur Henri IV.
La grande peinture d'Histoire telle qu'elle était vécue depuis des siècles semble ici retrouver tout son sens. L'exposition Quelle Histoire ?! nous invite ainsi à nous y replonger.
Georges-Mehdi LAHLOU, Sâlat ou autoportrait dirigé (2011), coll. Frac Midi-Pyrénées, les Abattoirs © droits réservés ; photogr. GML
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Ressources humaines
Du 28 April au 1er July 2012
La chapelle du Port
Auvillar (82)
Exposition ouverte tous les samedis et dimanches de 10h à 12h30 et de 15h à 20h00
Les jours fériés de 15h à 18h00
La ville d'Auvillar participe à une première exposition des collections du Fonds régional pour l'art contemporain (Frac Midi-Pyrénées), dans le Tarn-et-Garonne. Dans la chapelle du Port, les oeuvres de Marc DESGRANDCHAMPS, William MACKENDREE, Daniel SCHLIER, Gérard TRAQUANDI, Rirkrit TIRAVANIJA se côtoient sous le titre ambivalent de Ressources humaines. Les peintures présentées ici, « fenêtres ouvertes sur le monde », prennent tout leur sens au regard de la spécificité de la maison Dom-ino de Le Corbusier. Dès le début du XXe siècle, il conçoit un habitat novateur dont les spécificités étaient de jouer sur les
ouvertures et la modularité. Rirkrit Tiravanija, en transposant cette ossature architecturale par l'utilisation de matériaux plus légers, libère un peu plus la spatialité de la structure et y ajoute de la mobilité. Les peintures ont été choisies pour leur résonnance avec l'extérieur immédiat de la chapelle : l'esplanade, la Garonne, le pont, mais pas seulement. Tel un palimpseste, les oeuvres se superposent aux fresques présentes dans la Chapelle et l'installation Dom-Ino devient un point de vue, maison-musée ouverte, propice à la contemplation des oeuvres.
L'art envisagé comme un territoire et la médiation envisagée comme une action. L'hôte, l'artiste et le visiteur aurait pu être le titre de l'exposition, mais Ressources humaines, avant tout envisagé ici comme l'expression d'un potentiel de richesses, démultiplie les axes d'échanges entre les individus. La personne se place au coeur de l'exposition dans une interaction entre oeuvres de la collection du Frac Midi-Pyrénées et événements. La chapelle du Port, architecture simple et particulière, offre un territoire ouvert liant une spiritualité locale à celle guidant les pèlerins sur les chemins de Compostelle. Le site, naturel et industriel, a également orienté notre choix de peintures grands formats, entre rappels formels évidents et une symbolique indirecte mais toute aussi évidente. Au centre de la chapelle, la structure de Rirkrit Tiravanija devient plateforme de partage et d'échange, lieu intimiste et chaleureux. Le bois et l'absence de cloison invitent à la détente et confèrent à cette oeuvre une atmosphère unique dont le visiteur devient l'acteur principal. N'oublions pas que Dom-Ino, terme inventé par Le Corbusier, est une contraction de Domus la maison en latin et de Innovation. La présence d'une cuisine à l'intérieur même de l'oeuvre bouleverse dans son pragmatisme les codes de l'art tout en dépassant « une petite cuisine interne »... Voilà une oeuvre à vivre et un espace à éprouver. Le temps de l'exposition, nous proposons un ensemble d'événements, tous les weekends à 18 heures, intitulé « Formation discontinue » ; une invitation à activer Dom-Ino, ( bien au-delà d'une « gestion du personnel »), autour des thèmes développés par l'exposition : du paysage aux ateliers massages, des interventions d'artistes aux cours culinaires de tortillas. Les acteurs des associations d'Auvillar, des centres d'art du département, et même plus largement de la région Midi-Pyrénées participent au projet.
Ressources humaines, plateforme ludique, généreuse et libre d'activation. En deux mots : radieuse, active.
Daniel Schlier, Im Wasser liegend V, 2003
Future
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Hybrides et chimères
La conquête d’un rêve éveillé
Du 28 June au 28 October 2012
Musée Goya - musée d'art hispanique
Hôtel de Ville
81108 Castres - Tarn
Cet été au musée Goya de Castres l'art ancien rencontre l'art contemporain.
Grâce au partenariat mis en place entre la Ville de Castres et les Abattoirs de Toulouse autour de la thématique Hybrides et chimères, le visiteur aura la surprise de découvrir côte à côte des témoignages artistiques surprenants, dont la confrontation inattendue sera à n'en pas douter source d'interrogation et de plaisir.
Artistes présentés :
David Altmejd, Rina Banerjee, Virginie Barré, Georges Crouzat, Appel.les Fenosa, Francisco de Goya, Thomas Grünfeld, Juan de Jáuregui, Valentin Jumel de Noireterre, Eugenio Lucas y Villaamil, Blasco Mentor, Fabien Verschaere, Marianne Plo.
La vie des formes
Du 29 June au 2 September 2012
Empruntant son titre à l'ouvrage écrit en 1934 par l'historien de l'art Henri Focillon, cette exposition se construit sur l'hypothèse d'une vie autonome des formes, une croissance qui se déroulerait au sein des Abattoirs par oeuvres interposées, jusqu'au dépassement de ses frontières physiques. À l'extérieur même du bâtiment, les sculptures de Bernar Venet et de Franz West - l'une dans son développement mathématique, l'autre dans sa croissance organique - sont déjà une introduction à cette idée. La fonction des Abattoirs se joue, elle, dans sa capacité à accueillir artistes, oeuvres et publics à assister à un mouvement qui dépasse une simple unité de lieu. A peine réouvert, le bâtiment des Abattoirs dévoilera de nouveaux usages.
Dans un texte de 1989, Daniel Cordier loue les "solitaires" qui viennent se « "défoncer" et se rassasier de bonheur hypnotique dans la contemplation des oeuvres d'art ». C'est ce désir, symbolisé dans l'exposition par la confrontation d'un néon de Claude Lévêque (Pulsions, 2008) - dessin rouge inspiré de l'activité cérébrale - et d'une suite d'encres d'Henri Michaux que nous chercherons à exaucer ici.
"La loi du cadre", "l'horreur du vide", "métamorphoses" et "prolifération" figurent parmi les entrées repérées pour présenter dans la totalité du bâtiment une exposition qui mêle la collection des Abattoirs (Michel Blazy, Yayoi Kusama, Peter Kogler, le fonds Daniel Cordier accroché selon un principe analogique, un espace consacré aux livres d'artistes), des productions spécifiques (Lucy Skaer, Michael Beutler) et des emprunts (Franz West, Mona Hatoum, Anthony McCall). Déjà présent dans certains travaux rassemblés ici, l'usage de l'image animée servira de moteur unificateur. En fin de parcours, l'espace du rideau de Picasso servira de surface de projection à un cycle cinématographique qui ira d'Hans Richter aux jeux psychédéliques de James Whitney et intégrera des films scientifiques. Placée en conclusion, mais visible dès le premier étage, cette projection, à laquelle les spectateurs assisteront sur des canapés recouverts de tapis orientaux (Auditorium de Franz West) sera une possible synthèse animée des formes croisées jusque-là.
Olivier Michelon
Directeur des Abattoirs
Mona Hatoum, Light Sentence, 1992 © Mona Hatoum
Outside
Mon Royaume se trouve sous vos pieds
Exposition d’oeuvres de Françoise Quardon
Du 7 July au 14 October 2012
Château de Taurines
12120 Centrés
Ouvert du 7 juillet au 31 août, tous les jours de 15h à 19h
en septembre, les samedis et dimanches de 15h à 18h
Le titre de cette exposition est extrait des dernières lignes d'un texte de Françoise Quardon écrit en 2011, période à laquelle elle a conçu jusqu'à aujourd'hui les nouvelles oeuvres présentées au château de Taurines en association à des pièces plus anciennes. La pratique de l'écriture, via de courts textes de fiction, est un accompagnement à l'ensemble de son travail d'artiste, une façon de « poser des questions et de prendre l'ennemi à revers, sans la pesanteur de la matière ».
Ainsi que le titre l'évoque, il est ici question de forces chtoniennes, d'esprits, d'échos (d'une pièce à l'autre, d'un étage à l'autre, des oeuvres entre elles) dont Françoise, qui se désigne comme « passante et traversée » se fait la narratrice, tissant des fils entre des personnages chers et disparus, des histoires minuscules prises dans l'Histoire, le trivial et le sublime, le quotidien et l'imaginaire, le « tissu de l'âme » et le poids des corps.
L'ensemble du vocabulaire formel de l'artiste mêle photographie, sculpture, vidéo, son, dans lequel la couleur, l'ornement, l'art du détail sont des leurres tentant de réparer des corps hybrides blessés, des objets imparfaits et bancales, hantés par les marques du temps. « On ne se débarrasse jamais des évènements, des états de l'élaboration d'une oeuvre ; l'oeuvre accomplie porte toujours des traces de son élaboration. D'une certaine façon, c'est la vengeance de l'humain, du rien qu'humain. »
Dans une pratique proche du sample en musique ou du mash up au cinéma, Françoise Quardon construit une polyphonie pleine d'anachronismes où une veuve du 18ème siècle pleure un rocker éthylique disparu au 20ème siècle, où la nature fantastique et animale appelle les esprits des disparus, où les liens familiaux sont écartelés dans une sorte d'exorcisme, le tout saupoudré de paillettes, qui font rêver sans trop y croire les petites filles même devenues grandes, la lucidité s'alliant à l'humour, la parodie, le travestissement, la dérision.
Le château de Taurines est investi comme un vaisseau imaginaire dans lequel Françoise Quardon nous embarque en créant par petites touches entre le lieu et les oeuvres des associations d'idées, des rapports intérieur / extérieur, le contexte n'étant jamais prétexte à un travail in situ, mais plutôt à créer un temps particulier où la matérialité du lieu et celle des oeuvres s'influencent et dialoguent, où le personnel s'efface pour « une solitude multiple et peuplée ».
« Ce sont les oeuvres et la voix des autres qui me mettent en marche, des cadeaux précieux que je prends avec précaution dans mes mains en me disant quelle chance ! A ce momentlà, je me détache de moi-même et deviens transparente, comme un fantôme. » « Je suis en eux sans rien de plus, rien qui ne soit à eux, rien à moi. »
Françoise Quardon, red eyes and tears


