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2015

Demain dans la bataille pense à moi

Du 11 décembre 2015 au 14 février 2016

 

Vanessa Billy, Maurice Blaussyld, Katinka Bock, Peter Buggenhout, Julien Crépieux, Dario D'Aronco, Maria Loboda, Mel O'Callaghan, Bruno Persat

 

L'IAC, qui place depuis sa création la recherche au coeur de ses activités, se présente ponctuellement comme lieu de l'Otium, un laps de temps intermédiaire où sont proposés des projets artistiques ; un temps de réflexion, de méditation, éloigné d'un quotidien, une respiration inscrite dans la programmation même.


En juin 2015, l'IAC a proposé OTIUM #1, composé de deux volets : De Mineralis, pierres de visions & Kata Tjuta.
En décembre 2015, l'IAC présente le projet collectif Demain dans la bataille pense à moi qui rassemble des artistes français et internationaux.


Demain dans la bataille pense à moi se construit dans un collage d'idées, d'oeuvres et d'émotions en écho au roman éponyme de l'écrivain espagnol Javier Marías (Éd. Rivages, 1996).

Cette exposition se développe moins autour de l'intrigue du roman qu'elle s'intéresse à sa construction. La trame narrative suit un chemin sinueux, à l'image des agissements du personnage qui, bien que principal, reste périphérique à l'action qu'il subit et oriente en même temps, observateur autant qu'acteur, témoin et protagoniste.
Venant perturber une action déjà hésitante, l'apparition récurrente de ces vers détournés de Richard III de Shakespeare scande le récit :


Demain dans la bataille pense à moi, et que ton épée tombe émoussée !
Demain dans la bataille pense à moi, quand j'étais mortel, et que ta lance tombe en poussière.
Que je pèse demain sur ton âme, que je sois un plomb dans ton sein et que finissent tes jours dans une sanglante bataille.
Demain dans la bataille, pense à moi, désespère et meurs.


Ces mots viennent et reviennent pour devenir ritournelle, comme si le narrateur essayait indéfiniment de se souvenir des mots exacts ou de comprendre leur implication. Dans son errance rythmée par cette litanie, il devient son propre double et tente de suivre l'action, en fantôme de sa propre histoire.
Incantatoire, aspirant au sublime, cette anaphore sous-tend l'exposition comme une promesse à tenir.
Elle lui donne ce titre lyrique, qui reste ouvert à des lectures multiples et à une appropriation subjective.

C'est de force manifeste dont il s'agit, d'énergie et de ténacité. Une injonction à tenir les choses, à essayer et essayer encore, parfois jusqu'à l'absurde.

 

La figure de Sisyphe apparaît dans deux vidéos de Mel O'Callaghan. Dans Ever Tried, Ever Failed, 2008, non présentée ici mais point d'ancrage du projet, on découvre une figure solitaire escaladant la falaise d'une chaîne de montagnes, grimpant seulement pour chuter, dévaler sens dessus-dessous. Cet homme sans visage devenant ici, en quelque sorte, la pierre au centre du mythe.
Ce même processus est rejoué dans l'installation Ensemble, 2013, où la situation est renversée. Dans l'une, l'homme devient l'élément naturel qui l'entrave ; dans l'autre, l'affrontement de l'homme s'opère moins contre ses semblables que contre l'eau elle-même. Du mythe revisité découle l'idée d'une évolution dans la répétition, envisagée positivement, l'homme allant de plus en plus loin, en quête d'une évolution incessante soutenu par un espoir toujours renouvelé.
On retrouve ce mouvement dans les sculptures de Vanessa Billy dans lesquelles les formes se démultiplient dans l'espace, évoluent de l'une à l'autre, comme plusieurs arrêts sur image d'une mutation en cours.

 

Cette répétition implique une tension, une énergie, ici vibrante, qui se développe jusqu'à ce point de balance, d'équilibre, qui n'atteint jamais la rupture.
Les éléments et matériaux qui constituent les oeuvres sont chargés de sens, allant du plus lourd (la pierre de Katinka Bock) aux limites de l'apesanteur (le ballon d'hélium de Bruno Persat). Par l'assemblage, les artistes révèlent ou induisent leur puissance. Les compositions sont tantôt compactes, tantôt abstraites. Peter Buggenhout combine ainsi plusieurs éléments issus de la réalité, matériaux de récupération recouverts de matière organique qui semblent tout à coup se tenir dans un équilibre précaire chargé.
Dario D'Aronco et Maurice Blaussyld, d'une autre manière, assemblent différents éléments qui agissent les uns sur les autres de façon presque abstraite. Ces imbrications, proches du collage en volume, appellent le visiteur tout en semblant se dérober à lui.
Enfin, un moment de calme, une pause, dans un paysage nébuleux.
Des paysages apparaissent, autant dans le dessin mural réalisé à coup de ballons par Bruno Persat que dans les jardins à la française aux arbres devenus rochers de Maria Loboda.
Il y a dans l'interstice un temps de repos qui réunit l'oscillation des chaises suspendues de Julien Crépieux, face à un paysage, au flottement d'un ballon-bibliothèque (Bru

no Persat).
Ainsi, une tension émerge des oeuvres présentées dans l'exposition, dans une violence contenue, à fleur de peau.

 

© Blaise Adilon

Bruno Persat, Trying to Make a Work of Art Thinking of Babylon..., 2011
[Essayer de faire une oeuvre d’art en pensant à Babylone]
Bruno Persat, Les Pôles (bibliothèque n°2), 2015
Maria Loboda, Formal Garden in the Early Morning Hours (1, 2, 3, 5), 2013
[Jardin à la française aux heures matinales]
Julien Crépieux, Sans titre, 2011
Vue de l'exposition Demain dans la bataille pense à moi - Du 11 décembre 2015 au 14 février 2016 © Blaise Adilon


Rendez-vous – Jeune création internationale

Biennale de Lyon 2015

Du 10 septembre 2015 au 3 janvier 2016

 

L'idée de Rendez-vous est née d'un constat simple : la discontinuité du parcours artistique, avec ses rites de « passage » plus ou moins explicites et chaotiques, de la formation (l'école d'art), jusqu'à l'expérimentation (le centre d'art) et à la confirmation ou tout au moins à son inscription dans une histoire (le musée).
Ces moments interstitiels où la visibilité des œuvres est comme estompée, où le temps pour l'artiste semble suspendu, sont autant d'instants dans lesquels Rendez-vous se propose d'intervenir dans une perspective de découverte et de mise en lumière. Car c'est surtout d'invention de l'artiste dont il est question - « invention » comme on le dit d'un trésor - une sorte de mise au jour, de révélation au plus grand nombre.

 

Créée en 2002 par le Musée d'art contemporain de Lyon avec le soutien de la Région Rhône-Alpes, Rendez-vous, plateforme internationale dédiée à la jeune création, associe depuis 2003 et de façon inédite en France, quatre institutions : la Biennale de Lyon, le Musée d'art contemporain de Lyon, l'Institut d'art contemporain, Villeurbanne / Rhône-Alpes et l'École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon, qui constituent la direction artistique.
Rendu possible par la complémentarité de ces institutions, Rendez-vous propose de renforcer les liens entre différents cercles de compétences ouvrant ainsi des perspectives accrues aux artistes sélectionnés.

 

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Johann Rivat, Survivalism, 2014
© Courtesy de l'artiste et de la galerie Metropolis, Paris

2014

Collection à l’étude

Expériences de l'œuvre, proposé par le Laboratoire espace cerveau

Du 19 septembre 2014 au 11 janvier 2015

 

Artistes présentés :  Robert Adams, Anonyme, Pierre-Olivier Arnaud, Dominique Auerbacher, Delphine Balley, Basserode, Barbara Bloom, Michael Buthe, Jason Dodge, Georg Ettl, Patrick Faigenbaum, Philippe Favier, Michel François, Rodney Graham, Ann Veronica Janssens, Pierre Joseph, On Kawara, William Klein, Joachim Koester, François Morellet, Liliana Moro, Matt Mullican, Eadweard Muybridge, Giulio Paolini, Lygia Pape, Carmen Perrin, Martial Raysse, Gerhard Richter, Cindy Sherman, Ushio Shinohara, Elmar Trenkwalder, Carmelo Zagari

 

Parallèlement à la diffusion permanente de sa collection sur le territoire de Rhône-Alpes, l'Institut d'art contemporain présente sa collection tous les deux ans dans ses murs, in situ.
Le projet Collection à l'étude, Expériences de l'œuvre poursuit et amplifie ce principe biennal en s'étendant ex situ, sur le territoire de Villeurbanne : au Centre des Humanités de l'INSA, à la MLIS, au Rize, avec l'URDLA, à l'ENM. et au TNP.

 

En 2014, la présentation de 63 œuvres ici sélectionnées fait l'objet de recherches du Laboratoire espace cerveau basé à l'IAC, en collaboration avec Denis Cerclet, anthropologue. Plus qu' une exposition, ce sont des espaces successifs d'expérience qui sont proposés au visiteur, celui-ci devenant, dans ce cadre, l'acteur principal du dispositif.

Au cœur des projets de l'IAC depuis 2006, l'expérience d'œuvres immersives a corroboré les réflexions du Laboratoire espace cerveau à partir de 2009. Avec Collection à l'étude à Villeurbanne, Expériences de l'œuvre, elles prennent une nouvelle dimension en proposant de déplacer légèrement le regard de l'institution à l'égard de ses publics et de son rôle de transmetteur. Les œuvres qui sont ici présentées ne le sont pas sous la forme d'une exposition « classique », mais dans une succession d'espaces qui met en évidence une diversité de mediums et de démarches. Ce projet à caractère expérimental interroge l'expérience de l'œuvre d'art, sa réception et sa restitution.

 

Il s'agit en effet de se libérer des modalités de l'expérience esthétique dans son acceptation habituelle, de décryptage-décodage de l'œuvre, pour privilégier l'attention, la perception, les sensations du visiteur qui, dès lors, consent, voire cherche à «travailler» avec les plis, les appuis, les absences de l'œuvre... Comment considérer que l'œuvre n'aurait rien à dire a priori et que son rôle serait de prendre toute sa place dans un dialogue, un corps-à-corps avec le visiteur, avec l'humain ? Comment reconsidérer l'art comme un vecteur privilégié de la relation à soi ?

 

Les différentes expériences suscitées et les moments «inattendus» qui en résulteront, peut-être, seront ici explorés, au gré de chacun, dans leur diversité et leur singularité.

 

Ce projet est conduit en partenariat avec le centre de recherches et d'études anthropologiques (CREA), Université Lumière Lyon 2, dont plusieurs axes de recherche portent sur la relation de l'homme à son environnement.

 

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Ann Veronica Janssens, Pink and yellow, 2000-2014
Installation, dimensions variables
Brouillard artificiel , lumière naturelle, filtres colorés
Collection IAC, Rhône-Alpes
© Blaise Adilon

Guillaume Leblon

À dos de cheval avec le peintre

Du 6 juin au 24 août 2014

 

Après l'avoir associé à différentes expositions collectives (Fabricateurs d'espaces, 2008 ; 1966-79, 2013), l'IAC donne aujourd'hui à Guillaume Leblon la possibilité d'investir la totalité de son espace. Lors de cette première grande monographie, il fait le choix de concevoir l'exposition comme une œuvre à part entière.


Dans un vocabulaire visuel riche et intuitif, Guillaume Leblon propose des structures en apparence rudimentaires qui modifient la perception du temps et de l'espace. Mis en valeur dans leurs potentialités physiques, les formes et matériaux travaillés par l'artiste semblent s'imprégner du passage du temps, dans sa dimension atmosphérique autant que mémoriale. Inscrites dans les œuvres, l'intervention de la « main » de l'artiste, l'importance qu'il accorde au « faire » dans une acception large - se déplacer, bricoler, mouler, agglomérer, enfouir... - donnent à la sculpture de Guillaume Leblon une énergie vitale et une possibilité de narration.

 

À dos de cheval avec le peintre est une exposition pensée par l'artiste comme une promenade. Ce titre polyphonique, élégant et libre, convoque des paysages à parcourir, un cheminement cadencé et un regard éclairé, toutes choses qui habitent, en arrière-plan, le travail de Guillaume Leblon. L'artiste investit totalement l'espace de l'IAC, espace contraint dont il défie la rigidité, la symétrie, le cloisonnement, dans l'idée de créer une circulation fluide, un mouvement circulaire. Ainsi, dans l'exposition de Guillaume Leblon, le centre n'est pas le centre, l'extérieur est à l'intérieur, les masses n'ont pas de corps tandis que les surfaces se densifient et les œuvres traversent les murs, ou infiltrent les sols.

 

Le rapport sensible de l'artiste aux éléments et au passage du temps imprègne les œuvres et incarne les matériaux, induisant pour chacun une appropriation subjective. L'espace d'exposition « vit » et se transforme, il suinte, il respire, il se sédimente ; ce qui est à voir n'est pas toujours ce que l'on voit, dans le sens où il s'agit pour l'artiste de mettre en mouvement le travail et le regard, d'inscrire l'idée de passage dans la conception même de l'œuvre. Cette instabilité fondatrice n'empêche pas, bien au contraire, un soin extrême apporté à l'agencement des pièces, à la compréhension des matériaux, au sens des gestes, au traitement de la lumière, au langage des formes.

 

Dans l'exposition de Guillaume Leblon, le visiteur marche sur une œuvre, sort de l'Institut pour parcourir l'exposition, franchit des passerelles. Il se laisse méduser par des formes en latence, devine des objets enfouis dans la matière, se souvient d'une visite d'un mastaba ou construit un récit à partir de fragments.

Résistant au discours simplificateur autant qu'à l'enfermement des formes, Guillaume Leblon élabore un nouveau paysage de sculpteur qui privilégie un rapport poétique à l'espace et au monde - une relation active, mobile, ouverte, où les questions du temps, de l'absence, de la mémoire, sont renouvelées par les œuvres récentes de l'artiste, non pas tant inscrites dans le registre du geste, comme les œuvres antérieures, qu'issues d'opérations de collages d'éléments ; une nouvelle famille d'œuvres où surgissent parfois les figures humaine et animale.


Guillaume Leblon est né à Lille en 1971. Il a depuis une dizaine d'années un parcours d'envergure internationale, ses expositions personnelles récentes ont eu lieu à : Mass Moca, USA, 2014 ; Musée de Sérignan, 2012 ; Le grand café, Centre d'art contemporain, Saint-Nazaire, 2010 ; MUDAM, Luxembourg, 2009 ; CGAC, Santiago de Compostela, Espagne, 2008 ; STUK, Leuven, 2008 et Crédac / Galerie Fernand Léger, Ivry-sur-Seine, 2006. Il a également participé à de nombreuses expositions collectives dont : Les prairies, Biennale de Rennes, 2012 ; Pour un art pauvre, Carré d'art, Nîmes, 2011 ; Une Terrible Beauté Est Née, Biennale de Lyon, 2011 et Constellation, Centre Pompidou-Metz, 2009.

 

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Thomas Bayrle

All-in-one

Du 21 mars au 11 mai 2014

L'IAC présente, en collaboration avec WIELS, Bruxelles, MADRE, Naples et BALTIC, Gateshead, la première grande rétrospective en France de l'artiste allemand Thomas Bayrle. All-in-One rassemble plus de deux cents oeuvres produites tout au long de son parcours, depuis le début des années 1960 jusqu'à ses toutes dernières productions réalisées spécifiquement pour l'Institut d'art contemporain.

 

L'exposition All-in-One présente un ensemble d'oeuvres retraçant les périodes
importantes et la variété des pratiques de Thomas Bayrle : des machines cinétiques de
ses débuts aux collages, peintures, papiers peints, films, productions et publications graphiques, puis sculptures et modèles architecturaux utopiques ou dystopiques, jusqu'à ses installations mécaniques les plus récentes.

 

À la croisée de l'art pop, sériel et optique, Thomas Bayrle développe un langage visuel
singulier, entre expérimentation et subversion. Artiste majeur en Allemagne et reconnu depuis longtemps par la sphère artistique internationale, Thomas Bayrle exerce une influence qui a été déterminante pour toute une génération d'artistes, à travers son rôle de professeur à l'école d'art Städelschule de Francfort (de 1975 à 2002), le métier de graphiste qu'il exerce notamment dans le domaine de l'édition (Gulliver Presse qu'il cofonde en 1960) mais aussi sa participation à des expositions internationales prestigieuses (Documenta 3,
6 et 13, 50e Biennale de Venise,...).

 

Dans les années 1960, pendant la période de la Guerre froide, Thomas Bayrle amorce un
travail qui intègre aussi bien des symboles du capitalisme que du communisme et questionne les mécanismes de la communication et de la production d'images dans la société de masse. Influencé par son environnement de proximité à Francfort - entre autres par l'Institut de Recherche sociale (qu'on appellera plus tard l'Ecole de Francfort) dont la théorie critique confronte la philosophie, l'histoire et la sociologie aux enseignements du marxisme et de la psychanalyse - Thomas Bayrle adopte une attitude contestataire en détournant les codes de la publicité. Par la répétition d'un seul et même motif, il génère des images proches du Pop art et de l'Op art. S'il s'intéresse, comme le Pop art américain, à la vie sociale et aux biens de consommation, c'est moins dans une approche esthétisée que dans une visée politique. Il étend ainsi ses recherches visuelles aux flux de circulation et aux grands ensembles urbains, sujets de société plus engagés. Suivant un principe de trame voire de tissage qui structure un grand nombre de ses productions, il fait apparaître une forme d'unité dans la multiplicité, avec un langage visuel et formel qui lui est propre.

 

Depuis le début de son travail, Thomas Bayrle n'a eu de cesse d'interroger les valeurs
et les normes des systèmes politiques et économiques par le recours à des questions de société telles que l'économie, l'architecture, la sexualité ou encore la religion. Aujourd'hui, dans un contexte mondialisé, son oeuvre met en perspective un système dans lequel chacun des éléments n'est définissable que par les relations qu'il entretient avec les autres, selon un processus de fragmentation et un changement d'échelle permanents et d'interconnexions du micro au macro, autrement dit, en langage publicitaire, le tout en un, All-in-One.

 

Avec l'exposition personnelle de Thomas Bayrle, et dans la continuité de celles de Bernard Bazile, François Curlet, Jef Geys ou encore l'exposition collective Yes we don't, l'IAC poursuit son exploration de l'esprit critique et de subversion qui traverse des démarches artistiques, que ce soit par des processus d'infiltration d'images, de détournement ou de distorsion formelle.

 

Commissaires

Nathalie Ergino (IAC, Villeurbanne/Rhône-Alpes)
Devrim Bayar (Wiels, Bruxelles)

 

Conçue par

WIELS, Bruxelles, en collaboration avec l'IAC, Villeurbanne/Rhônes-Alpes, le Musée MADRE, Naples et BALTIC, Gateshead.

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2013

Hors les murs
1966 - 1979 et Œuvres historiques de la collection avec Vincent Lamouroux

Dans le cadre des Pléiades - 30 ans des FRAC

Du 11 avril au 18 août 2013

 

À l'occasion des 30 ans des FRAC, l'Institut d'art contemporain, qui aura 35 ans en 2013, présente deux projets : in situ, l'exposition 1966-1979 dont le commissariat est confié à l'artiste Laurent Montaron ; ex situ, l'exposition d'œuvres historiques de la collection avec Vincent Lamouroux, à l'Hôtel de la Région Rhône-Alpes.

 

1966 - 1979, à l'Institut d'art contemporain

Après avoir présenté en 2009 sa grande exposition monographique, et artiste présent dans sa collection, l'IAC invite in situ Laurent Montaron en tant que commissaire d'exposition pour une nouvelle collaboration. L'exposition collective 1966-1979 (titre provisoire) qui se tiendra à l'IAC réunit, de manière non exhaustive, des artistes nés au cours de ces deux décennies et explore ainsi l'attitude et les démarches d'une génération.

Prenant à rebours la question de la présentation de la collection, l'IAC réaffirme avec cette exposition le principe de la création comme fondement de la collection, avec pour projet l'acquisition de la plupart des œuvres présentées pendant le temps même de l'exposition.

Laurent Montaron interroge la manière dont les médias, depuis l'avènement des techniques de reproduction mécanique, façonnent et alimentent nos représentations. Son travail, en s'attachant aux paradoxes qui accompagnent notre conscience de la modernité, explore sous la forme de récits comment avec l'enregistrement et la reproduction de l'image, du son et de la voix, notre perception du temps semble avoir changée. Il est également à l'origine de Irmavep Club, collectif d'artistes et de commissaires.

 

Artistes présentés : Dove Allouche, Katinka Bock, Ulla von Brandenburg, Jason Dodge, Alexander Gutke, Daniel Gustav Cramer, Guillaume Leblon, Jan Mancuska, Margaret Salmon, Bojan Sarcevic, Lonnie van Brummelen & Siebren de Haan, João Maria Gusmão et Pedro Paiva.

 

Œuvres historiques de la collection avec Vincent Lamouroux, à l'Hôtel de la Région Rhône-Alpes

Vincent Lamouroux est invité à porter son regard sur la collection de l'IAC et à imaginer un dispositif sculptural pour accueillir les œuvres d'artistes historiques de la collection.

 

1966 - 1979, à l'IAC: vernissage le 23 mai, exposition du 24 mai au 18 août 2013

Œuvres historiques de la collection et Vincent Lamouroux, à l'Hôtel de la Région Rhône-Alpes : vernissage le 11 avril, exposition du 12 avril au 27 juillet 2013

 

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Guillaume Leblon, Common Heat, 2008
Vue de l’exposition Guillaume Leblon, Parallel Walk,
Centro Galego de Arte Contemporanea,
Santiago de Compostella, Espagne, 2008
Courtesy galerie Jocelyn Wolff © Mark Ritchie

2012

Collection'12

Du 14 décembre 2012 au 3 février 2013

 

Collection'12 poursuit le principe régulier de présentation in situ de la collection de l'IAC, combinant des acquisitions récentes et des œuvres de la collection existante, croisant différentes générations d'artistes.

 

Avec : Bernard Bazile, Candice Breitz, Jordi Colomer, François Curlet, Denicolai & Provoost, Tracey Emin, Douglas Gordon, Pierre Huyghe, Anthony McCall, Laurent Montaron, Matt Mullican, Melik Ohanian, Pipilotti Rist, Anri Sala, Georgina Starr, Gillian Wearing, Carey Young

 

L’ellipse d’ellipse

Bojan Sarcevic

Du 21 septembre au 18 novembre 2012

 

L'exposition de Bojan Sarcevic à l'IAC rassemble une quarantaine d'œuvres : sculptures, vidéos, collages, installations... Elle poursuit et renouvelle l'exploration de questions propres à son travail : l'architecture, les processus de mémoire et de progrès, la transmission ou les structures de la société occidentale contemporaine.

 

Dimensions variables

Du 4 juillet au 19 août 2012

 

Les oeuvres réunies dans l'exposition Dimensions variables ont en commun l'expression d'une manière de se positionner dans le monde, qui passe par des outils de mesure et un rapport mathématique, topographique à l'univers. En géomètres du sensible, les artistes présentés tentent de rendre visible l'impalpable, l'imperceptible, ce dont on n'arrive pas à se faire une représentation.


Considérée de manière aussi bien mentale que physique, la mesure de l'espace peut se
matérialiser par des volumes de l'invisible (l'air, un sommet inaccessible), par des traces d'actions captant les micro-variations d'un itinéraire individuel, par des objets ou dispositifs
d'enregistrement des distances. Les dimensions relevées par les artistes sont le plus souvent générées par un mouvement - marche, déambulation, arpentage, errance... - dont le témoignage prend parfois le risque d'effacement ou de dématérialisation.
Que les oeuvres jouent sur des réalités insaisissables, ou qu'elles apparaissent comme
des objets usuels, par exemple des outils de mesure manipulés, elles utilisent une codification standard dont elles mettent en question l'évidence.
Ainsi, ce qui est mesuré, voire quantifié, est le plus souvent aléatoire, invérifiable, à la limite de l'absurde.

L'espace et le temps mesurés ici deviennent élastiques. à travers les oeuvres présentées, un fil est constamment tendu dans l'espace, réel au départ (chaîne, câbles, fil à coudre, bandes magnétiques, élastique...), se faisant peu à peu métaphorique d'un flux, d'une énergie, d'une
trajectoire, qui mettent parfois le corps en contrainte, en tension.
Rendues à leur abstraction première, ces évaluations et spéculations sollicitent notre besoin de se projeter dans l'univers, d'interroger notre présence au monde, expérience devenue aujourd'hui plus que jamais nécessaire.

 

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Evariste Richer, L’oeil du perroquet, 2008
Collection de l’Institut d’art contemporain,
Rhône-Alpes © Blaise Adilon

Berdaguer & Péjus

Du 16 mars au 13 mai 2012

 

L'Institut d'art contemporain invite Berdaguer & Péjus à réaliser leur première exposition monographique d'ampleur. Le travail de Christophe Berdaguer et Marie Péjus aura parallèlement une visibilité importante en 2012.

Respectivement nés en 1968 et en 1969, Christophe Berdaguer et Marie Péjus vivent à Marseille.


Ils ont participé à de nombreuses expositions collectives (Subréel, MAC, Marseille, 2002 ; Communauté 1 et 2, Institut d'art contemporain, Villeurbanne, 2004 ; Dreamtime, Musée des Abattoirs, Toulouse, 2009) et ont été lauréats du prix Fondation d'entreprise Ricard 2007 à la suite de l'exposition Dérives. Ils ont également réalisé plusieurs expositions personnelles : Villa Arson, Nice (1997) ; Frac PACA, Marseille (2001) ; Lieu Unique, Nantes (2006) ; Frac Basse-Normandie, Caen (2007) ; Circuit, Lausanne (2010).

 

Christophe Berdaguer et Marie Péjus poursuivent, depuis le milieu des années 1990, une démarche artistique fortement liée aux utopies architecturales et à la vie biologique. Explorant les liens entre espace environnant et états de conscience, les artistes réalisent des projets, sculptures et constructions hybrides parlant d'un corps, qu'il soit individuel ou socialisé, humain, végétal ou minéral, soumis à divers processus de transformation.

 

Pour leur projet à l'Institut d'art contemporain, Berdaguer & Péjus choisissent d'envahir tout l'espace d'exposition en lui donnant une nouvelle et étrange unité, celle d'un labyrinthe d'expériences. Réactivant leurs œuvres existantes et présentant de nouvelles productions, les artistes créent des zones d'expérimentation qui font appel aux cinq sens et jouent avec les états modifiés de la conscience.

 

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Berdaguer & Péjus, Kilda, 2008
Vidéo
© Christophe Berdaguer et Marie Péjus

2011

Hors les murs
Joachim Koester

Du 10 décembre 2011 au 19 février 2012

 

L'Institut d'art contemporain invite Joachim Koester, né au Danemark en 1962, à réaliser une exposition personnelle réunissant des œuvres récentes et de nouvelles productions. L'artiste développe, au travers de films documentaires réalisés en 16mm, de séries photographiques et de livres, une œuvre entre mémoire collective et fiction.

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Joachim Koester, Tarantism, 2007
© Joachim Koester

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Joachim Koester, Morning of the Magicians, 2006
© Joachim Koester

Rendez-vous 11

Du 15 septembre au 13 novembre 2011

 

Créée en 2002, Rendez-vous est une plateforme internationale dédiée à la jeune création, basée en Rhône-Alpes. Elle associe trois institutions commissaires - le Musée d'art contemporain de Lyon, l'École nationale des beaux-arts de Lyon et l'Institut d'art contemporain -, et se construit également en étroite collaboration avec les commissaires et directeurs de biennales internationales (Istanbul, São Paulo, Liverpool, Sydney, Gwangju,...).

www.rendezvous11.fr

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Julia Cottin, Forêt de Juma, 2010
Bois d’essence de chêne, noyer, charme, aulne, cerisier, poirier, if, douglas et tremble, 13 colonnes
Courtesy de l’artiste, Paris
Production Galeries Nomades2010 – Institut d’art contemporain, Villeurbanne/Rhône-Alpes
Vue de l’exposition Rendez-vous 11, du 15 septembre au 13 novembre 2011, Institut d’art contemporain, Villeurbanne/Rhône-Alpes
© Blaise Adilon

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Fouad Bouchoucha, Goodbye Horses, 2011
Fibre de verre, carbon 3M, Bugatti Veyron
Courtesy de l’artiste, Marseille et Galerie Éric Dupont, Paris
Co-production Rendez-vous 11
Vue de l’exposition Rendez-vous 11, du 15 septembre au 13 novembre 2011, Institut d’art contemporain, Villeurbanne/Rhône-Alpes
© Blaise Adilon

Hors les murs
Atmosphères

Du 1er juin au 31 octobre 2011

 

Sous le titre Atmosphères, en écho au projet Dans la poussière du soleil d’Ann Veronica Janssens au Château des Adhémar - centre d’art contemporain, Montélimar, l’Institut d’art contemporain propose un parcours à travers quatre sites dans le département de la Drôme.
 
À partir d’œuvres de la collection de l’Institut, Atmosphères se présente comme un prolongement du projet d’Ann Veronica Janssens initié au Château des Adhémar ; sur un mode perceptuel, c’est la relation entre espace et corps qui sous-tend la présentation de l’ensemble de ces œuvres.
Au Palais Delphinal, à Saint-Donat, les travaux de Laurent Grasso et Sylvia Bossu entrent en correspondance et évoquent, sur une base sensorielle, la propagation des sons du monde, dans un climat quelque peu paranoïaque ; à l’espace Visitation, à Romans, s’articule une vision poético-critique à partir du dispositif de Melik Ohanian et du paysage artificiel de Pierre Malphettes ; à l'Espace François-Auguste Ducros, à Grignan, autour d’environnements comme celui de Philippe Decrauzat, l’exposition génère une perte des repères physiques ; enfin, au Château de Suze-la-Rousse, s’établit un dialogue en reflet entre le bâtiment historique et les « espaces construits » des œuvres.
C’est de façon tant physique que mentale que le visiteur est invité à appréhender la totalité de ce parcours.

 

Musée International de la Chaussure

du 25 juin au 18 septembre 2011

Ancien Couvent de la Visitation
Rue Bistour
26100 Romans-sur-Isère
http://www.ville-romans.fr

 

Palais Delphinal

du 25 juin au 28 août 2011

Montée de l’Eglise
26260 Saint-Donat-sur-l’Herbasse


Château de Suze-la-Rousse

du 25 juin au 9 octobre 2011
http://chateaux.ladrome.fr


Espace François-Auguste Ducros
du 25 juin au 28 août 2011

Place du Jeu de Ballon
26230 Grignan
http://www.ville-grignan.fr

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Philipe Decreuzat , One two three four five, 2005
Can i crash here, 2005
copyright Blaise Adilon

Yes, we don't

Du 20 mai au 14 août 2011

 

L'exposition collective Yes we don't rassemble des artistes de la scène internationale: Bernard Bazile, Vaast Colson, François Curlet, Jeremy Deller & Alan Kane, Francesco Finizio, John Knight, Santiago Sierra, Simona Denicolaï & Ivo Provoost, Ahmet Ogut, Sener Ozmen et Erkan Ozgen, Javier Tellez, Carey Young...

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Bernard Bazile, It’s O.K. to say no, 1989 - 1990
Vue de l’exposition Yes, we don’t, du 20 mai au 14 août 2011, Institut d’art contemporain, Villeurbanne/Rhône-Alpes
© Blaise Adilon

2010

Brion Gysin : Dream Machine

Du 16 octobre au 28 novembre 2010

du mercredi au dimanche de 13h à 19h

Institut d'art contemporain - 11 rue Docteur Dolard - 69 100 Villeurbanne - T 04 78 03 47 00

www.i-ac.eu

 

Dans le cadre du Laboratoire Espace Cerveau, l'Institut d'art contemporain présente la première grande exposition en France de l'artiste britanno-canadien Brion Gysin (1916, Taplow, UK - 1986 Paris) réalisée en coproduction avec le New Museum de New York, et réunissant plus de 300 dessins, livres, peintures, photo-collages, films, projection diapositives et oeuvres sonores.

Kiss My Mondialisation - Projet de Jean-Charles Massera

Du 16 octobre au 28 novembre 2010

Institut d'art contemporain - 11 rue Docteur Dolard - 69 100 Villeurbanne - T 04 78 03 47 00

www.i-ac.eu

 

En invitant Jean-Charles Massera, l'Institut d'art contemporain expose les dispositifs d'un "auteur multi supports", particulièrement impliqué dans l'écriture en tant que qu'auteur de fictions, de drames sociopolitiques, de pièces radiophoniques, d'essais sur l'art et le cinéma et de projets d'affichages dans l'espace public.

Matt Mullican

Du 4 juin au 29 août 2010

 

Matt Mullican est invité par l'Institut d'art contemporain à réaliser une grande exposition personnelle mettant en perspective des œuvres récentes et des pièces des années 70.

Michel François — Plans d’évasion

Du 12 mars au 9 mai 2010

Vernissage : le jeudi 11 mars 2010 à 18h30

 

Michel François, né en 1956 à Saint-Trond (Belgique) a participé à la Biennale de Venise (1999), à la Documenta 9 de Kassel (1992), et à nombreuses expositions personnelles et collectives à travers le monde.

L'Institut d'art contemporain présente Plans d'évasion, la première grande exposition monographique de Michel François réalisée en coproduction avec le S.M.A.K. (Stedelijk Museum voor Actuele Kunst), Gand.

Cette collaboration entre le S.M.A.K et l'IAC marque leur intérêt commun pour les expositions de type monographique, c'est-àdire en production directe avec un artiste, lui accordant l'espace, le temps et les moyens de déplier une oeuvre dans sa compléxité. Elle permet également la parution du premier catalogue rétrospectif sur l'oeuvre de l'artiste, l'occasion de prendre toute la mesure de son travail depuis les années 80.

La symétrie est une donnée fondamentale dans le rapport de Michel François à ces deux espaces d'exposition. A l'Institut, il exploite cette caractéristique tout en réadaptant la présentation des oeuvres et en réalisant de nouvelles.

 

Michel François

Comme toujours chez Michel François, l'exposition est conçue sur le mode opératoire du recyclage. Pratique fondatrice dans l'oeuvre de l'artiste, la sculpture investit aussi bien la photographie, la vidéo, l'installation que la performance, pour aborder des enjeux d'espace, de volume et d'équilibre qui déterminent la représentation, quel que soit le médium utilisé.
Au sein de cette oeuvre proliférante et mouvante, émergent des préoccupations récurrentes : le vivant sous toutes ses formes (insertion du végétal, représentation du minéral, geste humain...), l'ordonnancement des forces (gravité, équilibre, résistance...) et la métaphore de l'enfermement et tout ce qu'elle induit (brisures, trouées, évasion...). Les objets, images et volumes de Michel François ne cessent de se transformer, de se greffer, rejouant un processus naturel en croissance et  l'actualisant en des formes transitoires. Les oeuvres se donnent ainsi à voir comme figées dans une expansion de formes et de significations.

 

Communiqué de presse

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2009

Week-end portes ouvertes à l’Institut d’art contemporain

Les 17 et 18 octobre 2009

Samedi et dimanche à 15h Visites commentées gratuites

Rendez-vous 09

Du 14 septembre au 29 novembre 2009

Créée en 2002 et basée en région Rhône-Alpes, Rendez-vous est une plateforme internationale dédiée à la jeune création. Conçue par un commis­­sariat collectif – le Musée d’art contemporain de Lyon, l’École nationale des Beaux-Arts de Lyon et l’Institut d’art contemporain Villeurbanne / Rhône-Alpes – elle se construit également avec la collaboration de partenaires internationaux. Rendez-vous 09 rassemble vingt artistes de dix nationalités différentes, leur permettant de réaliser des projets inédits en peinture, sculpture, vidéo, installation… Artistes : Marti Anson, Botto e Bruno, Valery Chtak, Gintaras Didziapetris, Dilomprizulike, DRAN, Verónica Gómez, Kevin Hunt, Takehiro Iikawa, Armand Jalut, Magali Lefebvre, Élodie Lesourd, Nadia Lichtig, Charles Lopez, Laurina Paperina, Ludovic Paquelier, Bettina Samson, Kuang?Yu Tsui, Özlem Uzun, Ji Zhou.

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Ludovic Paquelier, Transfo, 2007
Photographie Blaise Adilon

2002

Vincent Lamouroux et Laurent Montaron — 1966-79 et Transformations, Collection IAC par Vincent Lamouroux

Le 1er janvier 2002

Les expositions

À l’occasion des 30 ans des FRAC, l’Institut d’art contemporain, qui aura 35 ans en 2013, présente deux projets : in situ, une exposition collective qui met en exergue la création et dont le commissariat est confié à l’artiste Laurent Montaron ; ex situ, l’exposition d’oeuvres historiques de la collection par Vincent Lamouroux. 

1966-79 à l'Institut d'art contemporain / in situ 

L'IAC invite in situ Laurent Montaron, artiste présent dans sa collection, en tant que commissaire d'exposition pour une nouvelle collaboration. L'exposition collective qu'il conçoit réunit, de manière non exhaustive, des artistes d'une même génération explorant l'attitude d'une position occidentale actuelle. Prenant à rebours la question de la présentation de la collection, l'IAC réaffirme avec cette exposition le principe de la création comme fondement de la collection, avec pour projet l'acquisition de la plupart des oeuvres présentées pendant le temps même de l'exposition. 

Artistes présentés :
Dove Allouche, Katinka Bock, Ulla von Brandenburg, Jason Dodge, Alexander Gutke, Daniel Gustav Cramer, Guillaume Leblon, Jan Mancuska, Margaret Salmon, Bojan Sarcevic, Lonnie van Brummelen & Siebren de Haan, João Maria Gusmão + Pedro Paiva, Jordan Wolfson. 

Transformations, Collection IAC par Vincent Lamouroux
au Plateau, espace d'exposition à l'Hôtel de la Région Rhône-Alpes / ex situ 

En parallèle à son projet in situ, l'IAC invite ex situ Vincent Lamouroux, artiste présent dans sa collection, à réaliser une sélection d'oeuvres de cette collection, réunies par un dispositif sculptural. Avec les oeuvres de Hans Haacke, John Knight, Mario Merz, Michelangelo Pistoletto, Sigmar Polke...

Vincent Lamouroux
Né en 1974, France

Lauréat du prix de la Fondation Ricard en 2006, Vincent Lamouroux élabore depuis le début des années 2000 une œuvre nourrie de formes minimales, d'utopies modernistes déchues et de cultures populaires (science-fiction, sport de glisse...). Son travail se construit essentiellement en regard de contextes spécifiques. L'intérêt de l'artiste pour l'architecture coexiste avec son désir de produire des formes dynamiques portées par le mouvement et la possibilité du déplacement. Cette apparente contradiction sur laquelle se fonde nombre de ses productions affirme d'emblée l'ambition du projet artistique qu'il conduit.
Ses œuvres repèrent les éléments architecturaux et les intègrent pour les détourner, les transformer ou les subvertir. Inscrites fermement dans l'espace, elles s'offrent à l'expérience bien plus qu'à la lecture « traditionnelle » et jouent sur la perte des repères et de la réévaluation d'une réalité donnée. Ainsi, elles allient le mouvement des corps et celui de l'imaginaire. 
Depuis 2002, Vincent Lamouroux a présenté son travail lors de différentes expositions personnelles, comme par exemple au Crédac d'Ivry-sur-Seine (Grounded, 2005), au Mamco de Genève (Scape, 2005), à art2120, Los Angeles ((C)lust, 2007) ou à la galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois à Paris (Above, 2007) ; et collectives, en France (ex. Le Nouveau Festival, Centre Pompidou, Paris, 2009 ; Fabricateurs d'espaces, Institut d'art contemporain, Villeurbanne/Rhône-Alpes, 2008 ; Cinq milliards d'années, Palais de Tokyo, Paris, 2006), et à l'étranger (French Kissing in the U.S.A, The Moore Space, Miami, 2007 ; Buenos Dias Santiago, Museo de arte contemporaneo, Santiago du Chili, 2005). En 2009, un catalogue monographique, Vincent Lamouroux, a été publié aux éditions des Presses du Réel, Dijon.

Laurent Montaron
Né en 1972, France

Le travail de Laurent Montaron a fait l'objet de plusieurs expositions monographiques à l'étranger et en France (en particulier deux expositions présentées début 2009, à l'Institut d'art contemporain de Villeurbanne et au FRAC Champagne-Ardenne), et ses œuvres sont présentes dans différentes collections privées et publiques, dont celle du FNAC. A travers son travail, Laurent Montaron interroge la manière dont les médias, depuis l'avènement des techniques de reproduction mécanique, façonnent et alimentent nos représentations. En s'attachant aux paradoxes qui accompagnent notre conscience de la modernité, il explore sous la forme de récits comment, avec l'enregistrement et la reproduction de l'image, du son et de la voix, notre perception du temps semble avoir changée. Il est également à l'origine de Irmavep Club, collectif d'artistes et de commissaires.

Vincent Lamouroux, AR.07, 2008
Medium, enduit, peinture acrylique blanche, 2009
Vue de l'exposition Fabricateurs d'espaces, 17 octobre - 04 janvier 2008, Institut d'art contemporain, Villeurbanne/Rhône-Alpes
© Blaise Adilon

Extrait de l'entretien de Vincent Lamouroux avec Nathalie Ergino, directrice de l'IAC

Pourquoi avoir choisi le titre « Transformations » ? 
La question du titre d'une exposition qui présente les œuvres d'un FRAC n'est pas évidente parce qu'il n'y a pas de direction précise qui s'organise au-delà du fait de présenter des œuvres majeures de la collection. J'aime beaucoup le mot « transformation ». Si on le décompose, il y a le mot « forme ». Je pense que nous vivons dans un monde d'objets et donc de formes, et que celles-ci sont les surfaces de projection de nos désirs ; comme une œuvre peut l'être d'ailleurs. J'ai essayé de créer des modules différents de ce que l'on a l'habitude de voir et qui possèdent une dimension poétique.

Photo : Lorca Cohen

Laurent Montaron, Balbvtio, 2009
Double projection vidéo synchronisée couleur et sonore
Vue de l'exposition Laurent Montaron, 28 janvier - 15 mars 2009, Institut d'art contemporain, Villeurbanne/Rhône-Alpes
© Blaise Adilon

Extrait de l'entretien de Laurent Montaron avec Nathalie Ergino, directrice de l'IAC

Pourquoi avoir intitulé l'exposition que tu présentes à l'Institut d'art contemporain « 1966-79 » ? 
L'exposition rassemble seize artistes nés entre 1966 et 1980. Le titre interroge implicitement l'empreinte sur ces artistes de l'héritage artistique des années 60 et 70 et notre rapport à une forme de relecture de l'histoire. 

À ton travail d'artiste s'ajoute celui de commissaire d'exposition que tu expérimentes depuis plusieurs années avec le colectif Irma Vep Club. Comment s'articulent ces deux pratiques de l'exposition ? 
Elles me semblent distinctes. Le travail de commissaire m'oblige à être tourné vers les autres. Il me semble que c'est une chose plutôt saine que les artistes se réapproprient la manière dont est montré leur travail.


                                        Photo : © Droits réservés

Dates

1966-79, à l’IAC
Vernissage le 23 mai,
exposition du 24 mai au 18 août 2013

Œuvres historiques de la collection par Vincent Lamouroux
,
à l’Hôtel de la Région Rhône-Alpes
Vernissage le 11 avril, 
exposition du 12 avril au 27 juillet 2013

Informations pratiques
IAC, Villeurbanne/Rhône-Alpes
11 rue Docteur Dolard
69100 Villeurbanne
T 04 78 03 47 00
www.i-art-c.org

Les Pléiades, exposition collective réunissant les 23 FRAC aux Abattoirs - FRAC Midi-Pyrénées de Toulouse, du 28 septembre au 5 janvier 2013. Projet de l'IAC. Performance Music in Dreams, de Thomas Dupouy et Julien Discrit dans une installation de Guillaume Leblon, Je jouais avec les chiens et je voyais le ciel et je voyais l'air (2013) © droits réservés, collection Les Abattoirs - FRAC Midi-Pyrénées. Photo : Cédrick Eymenier